• Pavillon Marguerite de Champlain
  • Pavillon Marguerite de Champlain
  • Pavillon Marguerite de Champlain
  • Pavillon Marguerite de Champlain

Violence conjugale

LES FORMES DE VIOLENCE

Violence verbale

Utilisée pour intimider, humilier l'autre personne de façon subtile ou directe (insulter, crier, critiquer, menacer)

Violence psychologique

Vise à dénigrer une personne, ses valeurs en tant qu'individu (critiquer, refus de communiquer, ignorer l'autre, dévaloriser, menacer)

Violence sexuelle

La forme la moins dénoncée. Se manifeste par des agressions à caractère sexuel (attouchements, harcèlement sexuel, relations sexuelles forcées, dénigrement sexuel)

Violence économique

Contrôler les finances de l'autre et/ou l'argent désigné au ménage (contrôle des finances, force, oblige ou interdit à l'autre personne de travailler)

Violence physique

Gestes violents pour atteindre l'intégrité de l'autre personne (gifler, coups, bousculer, pousser, tirer les cheveux)

Violence sociale

Consiste à isoler la femme de son réseau social. Sur le plan collectif, repose sur le fait de porter préjudice à l'image sociale de la femme en l'humiliant devant les gens (ex : vous accuse d'infidélité ou de lesbianisme. Si vous avez des amies, vous interroge sur vos allées et venues et sur les personnes à qui vous parlez. Vous empêche de travailler, de vous instruire, de pratiquer des activités personnelles et de voir vos amis (e) et votre famille).

Une personne peut vivre une ou plusieurs de ces formes de violence et est donc victime de violence conjugale.

Le Cycle de la Violence

Quiz: Mythes et Réalités

TÉMOIGNAGES

  • Témoignage 1

    J'ai un immense sentiment de bonheur quand je repense au moment où j'ai pris la décision d'aller au Pavillon Marguerite de Champlain. C'est à l'âge de 24 ans que j'ai rencontré l'homme, qui allait me faire connaître la violence conjugale.

    Nous avons eu deux enfants : une fille née avec une grave maladie, très rare et incurable. Elle n'a pas survécu à toutes les interventions chirurgicales qu'elle a dû subir. Dans la même période accablante, j'ai appris l'arrivée de mon fils Sébastien. C'est après sa naissance, que notre relation s'est véritablement envenimée. Avec lui, j'ai vécu l'enfer de la violence verbale, psychologique, physique et j'en passe.

    Le jour de mon arrivée au Pavillon Marguerite de Champlain a été le début d'un cheminement qui m'a amené vers la délivrance. Avec le recul, j'ai réalisé que chaque étape m'apportait de nouvelles connaissances et que, bien qu'il semble parfois ardu et impossible d'y arriver, je suis la preuve vivante qu'il suffit d'espérer et d'y mettre sa volonté. Avec le temps, j'ai graduellement repris le contrôle de ma vie. Plus j'évoluais, plus je réalisais à quel point ces changements positifs me donnaient le désir de continuer dans cette voie. Cette voie difficile, mais Ô combien réjouissante, de remettre notre vie en ordre.

    J'ai travaillé très fort pour avoir le courage de me réaliser, et je dois mentionner que tout ce processus a été possible grâce au Centre. De plus, j'ai décidé de continuer en ayant un suivi à l'externe.

    Les mots ne sont pas assez forts pour vous dire à quel point, je suis fière d'avoir la liberté d'esprit et la sérénité que je ressens. Je me suis retrouvée, j'ai fait le ménage et je sais aujourd'hui ce que je veux et ce que je ne veux pas dans ma vie. La route n'est pas un long fleuve tranquille, mais ça vaut la peine d'entrer dans les remous, pour en ressortir plus forte.

    Tout ce que j'ai envie de vous dire, c'est de vous accrocher, que le bonheur n'est pas toujours aussi loin qu'on le pense et qu'au bout du compte, ça vaut vraiment la peine d'essayer. Il n'y a rien à perdre, que la liberté à gagner.

  • Témoignage 2

    J'ai été mariée durant une quarantaine d'années, nous avons eu de belles années et 3 magnifiques enfants que j'aime beaucoup. Depuis plusieurs années, mon mari était très malade et il est devenu critiqueur, chialeur, jamais content, jaloux et très contrôlant. Je n'avais presque pas d'argent et plus aucune amie. Il ne me respectait pas et ne me traitait pas comme sa femme, mais plus comme sa bonne à tout faire. Il n'y avait plus de dialogue entre nous et nous n'étions plus sur la même longueur d'onde. Il fallait toujours qu'il ait raison et surtout que je ne le contredise pas. J'ai souvent pensé partir, mais je me disais, il est malade et a besoin de moi, il n'est pas autonome et, moi, je le suis.

    Ce fameux jour de juillet, il m'a poussée assez fort dans le mur et il a levé le poing, il ne m'a pas frappée, mais j'ai eu assez peur. J'ai pris la décision de le quitter. Jusqu'à ce jour, il était violent verbalement, mais pas physiquement, je n'en pouvais plus et étais au bout du rouleau. J'ai contacté ma fille qui m'a soutenue, encouragée et m'a fait comprendre que je n'étais pas obligée d'endurer cela. Beaucoup de membres de ma famille, mes autres enfants m'ont appuyé dans ma démarche.

    À mon arrivée au Pavillon, j'ai été très bien accueillie par tout le personnel et je ne me sentais pas jugée. J'avais un toit, une chambre réconfortante, de l'amitié et de la nourriture. Les premières semaines, j'étais tellement désemparée, si fatiguée, vidée. Au Centre, j'ai pu me reposer, dormir pour ne plus penser, et c'est ce dont j'avais le plus besoin. Au fil des jours, mon intervenante a toujours été présente et disponible pour moi. Elle a été une amie, une confidente, si j'avais besoin de conseils ou de parler, elle était là et m'a été d'un grand secours. Lorsqu'elle était absente, il y avait toujours quelqu'un de disponible pour m'écouter.

    Grâce aux rencontres, j'ai compris ce qui s'était passé dans ma vie. Les intervenantes m'ont expliqué qu'être violent n'est pas une maladie, mais bien un comportement et je n'étais pas obligée d'endurer cela.

    Après ces trois mois au Centre, avec tout ce bagage et ces conseils, petit à petit je me suis prise en main. Je ne pourrai jamais assez vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi. Tout ce dévouement gratuit, j'ai une profonde gratitude et jamais je n'oublierai le Pavillon et tout le personnel si dévoué.

    Merci infiniment du fond du cœur.

  • Témoignage 3

    Pour moi, vous avez été d'une très grande aide et ce de plusieurs façons. Cela a été une bénédiction dans ma vie, et j'ai réellement apprécié tous les services reçus. J'ai appris que je pouvais m'exprimer, que je ne serai plus dénigrée, et je ne n'étais pas obligée d'endurer cela.

    Je me sens très chanceuse d'avoir trouvé un endroit où aller, et ceci a été extraordinaire pour moi. Mes enfants ont été bien encadrés, et étant donné que c'était l'été, ils se sont sentis comme dans un camp d'été et ont vraiment aimé leur séjour. Je suis plus attentive aux différentes manières d'éduquer mes enfants. Ils se sont améliorés depuis notre séjour. Ils sont maintenant plus calmes, plus coopératifs et moins stressés, je les vois rire et jouer comme avant. Nous nous sommes fait beaucoup de bons amis.

    J'ai retrouvé ma dignité, ma confiance en moi, et je peux maintenant prendre mes propres décisions. Merci, pour être celles que vous êtes et avoir été disponibles pour moi. C'est rassurant de savoir qu'il y a de bonnes personnes.

    Je suis devenue émancipée et j'ai passé à l'action. Vous avez été mon point d'ancrage pour reprendre ma vie en main. J'ai appris à survivre et redevenir indépendante. À mon arrivée, j'étais accablée et apeurée, mais au Centre, j'étais en sécurité, heureuse et libre. J'ai brisé le cycle de la violence conjugale, je suis une survivante ! Je vous serai éternellement reconnaissante!

  • Témoignage 4

    Après plusieurs années de mariage, j'ai réalisé que mon conjoint était très contrôlant et manipulateur. Lorsque ma fille aînée était âgée de 7 ans, il a décidé que nous l'éduquerions à la maison. Au début, tout se déroulait bien, elle était la seule de nos enfants à étudier. Avec la responsabilité de prendre soin de cinq petits êtres humains, la situation a changé et je me suis retrouvée comme dans une prison et isolée complètement.

    Il y a 2 ans, j'ai décidé de quitter mon conjoint avec mes 5 enfants pour aller dans une maison d'hébergement à Montréal. Après 1 mois, je suis retournée vivre avec lui.

    Par la suite, mon mari m'empêchait de parler au téléphone, je n'avais pas le droit d'avoir d'amies. Finalement, je suis arrivée au Pavillon Marguerite de Champlain avec mes enfants.

    Je veux remercier mon intervenante qui a toujours été présente au bon moment ! Ainsi que toutes les autres employées qui m'ont accueillie chaleureusement et aussi la Directrice qui a été très généreuse, et je n'oublie surtout pas toutes les autres qui étaient là pour nous.

    J'ai beaucoup souffert, cependant je savoure maintenant chaque instant de paix qui m'est offert. Je souhaite que toutes les femmes opprimées à travers le monde puissent un jour se sentir libérées et profitent de leurs vies.

VICTIMES

Si vous êtes victime de violence conjugale, que devez-vous faire ?

  • La situation de chaque personne est différente et unique. Si vous vous sentez inconfortable dans votre relation ou que vous vous questionnez sur ce qui se passe, il est alors temps de parler à quelqu'un.
  • Quelqu'un en qui vous avez confiance et avec qui vous vous sentez à l'aise pour partager ce que vous vivez (un ami (e) proche, un membre de votre famille, une personne dans votre communauté, par exemple : une infirmière ou un travailleur social).
  • Il y a plusieurs personnes dans votre communauté qui peuvent vous aider et c'est le premier pas à faire pour parler de ce que vous vivez.
  • Si pour quelques raisons que ce soit vous vous sentez en danger, appelez le 911.
Pavillon Marguerite de Champlain : 450-656-1946

TÉMOINS

Si vous êtes témoin de violence conjugale, que devez-vous faire ?

  • La violence conjugale n'a aucune limite et tout le monde peut en être victime. La situation
    de chaque personne est différente et unique. Si vous êtes témoin de violence conjugale,
    vous trouverez ci-dessous de qu'elle façon vous pouvez aider la victime.
  • Tout d'abord, assurez-vous que la sécurité de la femme n'est pas compromise.
  • Si vous êtes au courant qu'une personne vit de la violence, expliquez-lui qu'elle n'est pas
    seule et que la violence est inacceptable.
  • Encouragez la personne à contacter le Pavillon Marguerite de Champlain. Elle peut appeler
    24 heures par jour, 7 jours par semaine. Une intervenante parlera avec elle de ses besoins
    et lui expliquera les services qui sont disponibles.
À tout moment, si vous avez peur pour sa sécurité
ou pour votre propre sécurité, appelez le 911
Pavillon Marguerite de Champlain: 450-656-1946